Chopin : Concerto pour piano n°2
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Chopin : Concerto pour piano n°2

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À propos

Dieu des forêts versus ivresse cosmique : d’un côté Sibelius et son dernier poème symphonique,Tapiola, vision d’un monde vierge et sauvage, d’où l’homme est absent ; de l’autre un poème orgiaque, grisant au concert – « je vous appelle à la vie, forces mystérieuses, noyées dans les profondeurs obscures de l’esprit créateur, timides ébauches de la vie, à vous j’apporte l’audace », lance Scriabine en préambule sur sa partition. Deux manières de préparer le chant pur et éperdu duDeuxième Concerto pour pianode Chopin, que le vétéranMikhaïl Pletnevjouera en grand seigneur, et dans sa propre orchestration.

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Grands airs de Carmen

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Grands airs de Carmen

On a peine à croire que Carmen, l’opéra le plus joué au monde, ait été un four à sa création, précipitant, à 36 ans, la mort de son auteur. Bizet n’avait-il pas su montrer « de vrais hommes et de vraies femmes éblouies, torturés par la passion » s’enflamma Théodore de Banville ? Ce soir, trois voix, la cigarière, son amant Don José et le toréador Escamillo, jouent Carmen à huis clos, nouvelle suite lyrique qui offre un condensé de ses scènes-clés. Autre destin fauché dans la fleur de l’âge et de l’inspiration, Lili Boulanger, première femme à remporter le Prix de Rome, précisément avec cette cantate,Faust et Hélène.

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Quatuor Modigliani

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Quatuor Modigliani

« Quelle ville ravissante que Florence, s’émeut Tchaïkovski dans une lettre à sa bienfaitrice, plus on y vit, plus on l’aime ». Pour autant, n’attendons pas de thèmes italiens dans sonSextuor, qui verse plutôt du côté d’uneRecherche du temps perdu; son auteur souhaite « feu et entrain » dans le premier mouvement et de la facétie dans le troisième. LeQuatuor Modiglianiéclaire ces souvenirs d’un lieu cher à la lueur des quatuors de Debussy et de l’Espagnol Joaquín Turina, intrigué par la vision d’un torero en prière au moment d’entrer dans l’arène.

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Purcell : Fantaisies
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Purcell : Fantaisies

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Purcell : Fantaisies

Entre le début du XVIe et la fin du XVIIe siècle, les « Fancies », c’est-à-dire les fantaisies pour ensembles de violes, sont l’une des gloires de la musique anglaise et se comptent par centaines : elles sont, avant l’avènement du quatuor à cordes classique, l’expression la plus haute de la musique de chambre instrumentale. À l’heure où le tout jeune Henry Purcell s’y attelle, cette forme appartient déjà à une ère révolue, et il entre beaucoup de mystère dans ces chants du cygne ; en voici l’intégrale et quelques autres fleurons.

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Mozart : Symphonie « Haffner »
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Mozart : Symphonie « Haffner »

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Mozart : Symphonie « Haffner »

Les aléas tragiques de l’Histoire peuvent nous priver de voix précieuses. On ne vise évidemment pas notre cher Mozart, dont le feu de laSymphonie Haffnerréchauffe les cœurs, mais son compatriote Franz Schreker, banni des scènes par les nazis avant sa mort en 1934, après avoir connu en son temps d’impressionnants succès à l’opéra. À l’écoute de saSymphonie de chambre, comment ne pas être happé par l’originalité de cette musique du désir et du refoulement, où le docteur Freud semble tapi derrière chaque note ? L’autre découverte de la soirée sera portée parNicolas Baldeyrou, soliste du Philhar, dans la création du concerto du Finlandais Sauli Zinovjev.

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Philhar’Intime - Barbara Hannigan

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Philhar’Intime - Barbara Hannigan

Elle ne fait rien comme les autres et c’est tant mieux. L’art caméléon de la musicienne, jonglant de cheffe à soprano, la souplesse de cette voix liane autorisant mille contorsions la prédestinent aux sentiers peu fréquentés. Ses retrouvailles avec le Philhar ? Brahms comme noyau, et deux satellites en orbite : trois mélodies sur un thème nietzschéen que Paul Hindemith compose au début des années 1920, où il question de la mort de Dieu ; et les craquements du vent dans le quatuor fantomatique de Schreker pour clarinette, cor, violon, violoncelle et piano. Du Hannigan dans le texte.

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Les Dimanches du National / Marie-Ange Nguci

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Les Dimanches du National / Marie-Ange Nguci

Un sextuor ? Un concerto de chambre plutôt, que Felix Mendelssohn termine en une dizaine de jours, au printemps 1824 – il n’a que quinze ans. La musique coule comme une eau pure, le ton général, à la fois léger et virtuose, dessine un Andante évanescent, échappé de la muse généreuse d’un adolescent qui dira : « J’échangerais volontiers mes vertus contre les péchés de Mozart ». Limpidité, transparence, générosité sont aussi les qualités du troisième des quintettes à cordes de Dvořák, respirant loin de la Bohême natale, le grand air du Middle-west, où le compositeur séjourne alors : un pur enchantement.

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