
Pierre et Gilles. Rose pour toi, rose pour moi
Galerie Templon Beaubourg
Jusqu'au 30 décembre
À propos
Rencontrés en 1976, le photographe Pierre Commoy et le peintre Gilles Blanchard forment un couple dans la vie comme dans l’art. Ils inventent très vite un langage artistique commun, unique en son genre : la photographie et la peinture fusionnent sur une même toile, créant des portraits symboliques et idéalisés. Ce geste de peinture, qui confère aux images éclat et couleurs saturées à la façon des toutes premières retouches photographiques où la couleur était appliquée à la main, fait de chaque portrait une pièce unique. Chaque œuvre naît d’une longue mise en scène ; décors, costumes, accessoires et lumières sont conçus et fabriqués à la main dans l’atelier des artistes en région parisienne. Le studio devient ainsi théâtre où le décor porte l’histoire de son modèle, parfois célèbre, souvent anonyme ou proche des artistes, mais toujours sublimé. Avec « rose pour toi, rose pour moi », Pierre et Gilles poursuivent leur exploration de la fabrication des icônes contemporaines. Figures sacrées, stars, créatures pop, personnages de fiction ou proches des artistes se rencontrent dans un univers où le réel bascule vers le rêve. « L’objectif de Pierre et Gilles n’est pas d’imposer une vision étroite des choses, mais d’interroger la société à partir des fantasmes qui y circulent. Leur travail se fonde sur la réalité, mais il l’approche par le rêve, dont Freud disait qu’il procède par condensation et par déplacement – la photographie, avec eux, devient un processus psychique [1]. » Stylistes, DJs, acteurs, drag queens, mannequins et amis des artistes y côtoient les figures de l’iconographie du sacré, de l’imagerie marine, de l’onirisme, du baroque. L’exposition rend visible toute l’étendue de leur univers, de la dévotion populaire à la pop culture, où le public pourra découvrir des œuvres inédites telles que Lady Macbeth (Camille Cottin), 2026, Maria Magdalena (Lolly Wish), 2026, L’Étoile noire (Ebony Osaz), 2026, Saint Carlo Acutis (Martin Tournebize), 2026 ou encore Vive moi – Hommage à Renaud (Renan Prevot), 2025. La monographie publiée aux éditions INSIGHT réunit pour la première fois les oeuvres de Pierre et Gilles selon une classification thématique. Introduit par un texte de Laura-Ève Lambert, chaque ensemble est enrichi d’écrits de personnalités comme Edouard Louis, Sylvie Vartan, ou encore Amanda Lear, ainsi que d’anecdotes de celles et ceux qui sont passées devant leur objectif.
Prochaines séances
Localisation
À partir de
0 €
Votre entreprise peut financer vos sorties.
CultureLib offre un budget culture mensuel aux salariés.
En parler à mon employeur →À voir aussi à Paris
→ 24 janv.Éternel Tintoret
Musée Jacquemart-André
dès 19 €Éternel Tintoret
Principal acteur du maniérisme italien, Tintoret (1518/19-1594) développe une œuvre caractérisée par des compositions audacieuses, des perspectives vertigineuses, des effets de lumière spectaculaires et la vivacité de sa touche – la célèbreprestezza. Rassemblant une quarantaine de peintures et d'œuvres graphiques issues de collections publiques et privées, françaises, italiennes et internationales, l'exposition propose un parcours thématique permettant de saisir la diversité et l'ampleur de son œuvre.
dès 19 €
3 offres comparées
→ 7 févr.Le Bal des Ogresses
Institut des Cultures d'Islam - Léon
GratuitLe Bal des Ogresses
S’inspirant de nombreuses légendes, une dizaine d’artistes internationaux de différentes générations explorent les multiples facettes que recouvrent la figure de l’ogresse dans les mythologies préislamiques, les cérémonies soufies, ou les contes amazighs. Folklore, oralité, féminismes, spiritualité, animalité sont autant de thématiques qui traversent le parcours de l’exposition.
Gratuit
3 offres comparées
→ 11 janv.Patrimoines en résistance
Cité de l'architecture et du patrimoine
dès 13 €Patrimoines en résistance
En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?
dès 13 €
3 offres comparées
→ 31 janv.Histoires de paysages. De Monet à Hockney (1890-2026)
Musée Marmottan Monet
dès 14 €Histoires de paysages. De Monet à Hockney (1890-2026)
Onze sections chrono-thématiques – comme autant d'étapes d’une traversée, de chapitres d’une histoire de notre siècle – structurent cette exposition organisée conjointement par le musée Marmottan Monet et le musée de Grenoble : Nymphéas pour l’histoire ; Paysages en guerre ; Pays, paysage ; Abstraire la nature ; À l’origine ; Paysages intérieurs ; Passé, présent, futur ; Local, global, total ; Après l’histoire, le paysage ; Paysages de l’Anthropocène ; Paradis perdus ?
dès 14 €
3 offres comparées
→ 13 déc.Hugo et l'architecture
Maison de Victor Hugo
dès 11 €Hugo et l'architecture
AprèsHugo décorateur, cette exposition explore les liens entre Victor Hugo et l'architecture, mettant en évidence la manière dont elle se déploie dans son œuvre littéraire et graphique. Écrivain romantique, dramaturge accompli, poète engagé, artiste visionnaire et décorateur, Victor Hugo entretient un rapport privilégié et incontournable à l'architecture qui l'a toujours inspiré. Églises, cathédrales et châteaux noircissent ses carnets et donnent sens à ses récits.
dès 11 €
3 offres comparées
→ 4 janv.L'Espace entre nous
Le BAL
L'Espace entre nous
À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la première fois une exposition à une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituée par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie à celui qui est photographié.