
Valérie John, I telman nwè ki é blé (C'est si noir que cela en devient bleu)
Palais de Tokyo
Jusqu'au 14 février
À propos
Valérie John propose une exploration du bleu indigo comme matière, mémoire et geste. De la Martinique à l’Afrique de l’Ouest, son œuvre tisse les identités et les récits dans des assemblages vus comme traces sensibles du passé. Nourrie par l’apprentissage artisanal de la teinture à l’indigo, notamment au Sénégal où elle vit encore en partie, Valérie John développe un art du palimpseste fondé sur le réemploi des matériaux, l’écriture et le dévoilement des épaisseurs.Au Palais de Tokyo, l’artiste propose une plongée dans les métamorphoses de la couleur indigo. Elle convoque un nuancier chargé de symbolismes liés à l’eau, au deuil, à la mémoire transatlantique, à la réparation et à l’altérité des corps. Assemblages de papiers et textiles, installations, vêtements, objets et livres se déploient sur les murs, au sol ou en suspension. Cette traversée crépusculaire, nourrie par le milieu insulaire martiniquais, prolonge une recherche menée depuis le début des années 1980 entre la France et l’Afrique de l’Ouest autour de la mémoire et ses strates, à partir d’objets textiles comme le pagne.L'expositionValérie John, I telman nwè ki é blé (C'est si noir que cela en devient bleu)est référencée dans notre rubriqueArt contemporain.
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